Comment tu faaaiiiis ?

Je profite d’une sieste de la naine pour bosser un peu ! (Merci la naine). Il fait moche et ça me donne des envies de voyage. Du coup, j’avance peu sur mon projet sur notre road-trip en Australie (et si vous regardez bien, on voit même le crayonné d’une planche que vous avez déjà pu voir sur ce blog 🙂 ).

Un petit mot sur les techniques que j’utilise, pour  ceux qui aiment savoir ce qu’il se passe en coulisse:

De façon générale, j’utilise beaucoup de techniques différentes, que ce soit pour le dessin, la couleur, l’écriture, etc. Étant à la base illustratrice, je fais des dessins souvent très détaillés et passe beaucoup de temps sur la mise en couleur, les textures et les effets (comme dans l’album « Les Riglatichants » par exemple, que je vous invite à découvrir en cliquant sur le lien si vous ne connaissez pas). Très différent donc de ce que je vous ai montré sur ce blog jusqu’à présent.

Mais j’aime tenter des nouveaux trucs et sortir un peu de mon confort, c’est nécessaire je pense pour évoluer. J’ai donc voulu, pour ce projet de road-trip par exemple, tenter un tout autre dessin, plus spontané, plus rapide, avec peu (voire pas du tout) de couleurs. Cela collait mieux à l’esprit du projet. Bref, l’opposé total de ce que j’ai l’habitude de faire et ce dans quoi je suis plus à l’aise, c’était un petit défis personnel que je me suis lancé… il y a pas loin de 5 ans! Cela peut paraître étonnant, mais simplifier son dessin est en réalité un processus très compliqué et j’ai toujours admiré les dessinateurs qui arrivaient à faire un truc qui tient la route en quelques traits en apparence très simples ! J’ai donc tenté pleins de choses: différents supports, différentes approches, différents crayons, différents feutres, plusieurs schémas de couleurs etc etc. Après d’innombrables essais, beaucoup de dessins ratés (mais qui m’ont quand même ouverts de nouvelles voies, rien n’est jamais perdu!), de crayons cassés, de feuilles déchirées, et des mois de maturation… je suis arrivée à quelque chose que j’aime bien, qui se rapproche bien de ce que j’avais en tête, une technique qui me plaît beaucoup en somme dans les limites de ce que je suis capable de faire. Cela évoluera encore (je l’espère en tout cas).

C’est ainsi que pour ce projet (comme d’autres d’ailleurs) je fais mes crayonnés sur papier dessin (le plus basique et bon-marché), et j’encre ensuite sur des calques transparents avec un feutre à pointe souple à l’encre de Chine (feutre que j’adore, je ne sais plus m’en passer, il a la souplesse juste idéale, ni trop ni trop peu, et en plus il est pailleté !!! 😍).

 

J’aime bien cette technique pour plusieurs raisons : ça me permet de garder mon crayonné intact si je foire mon encrage (et du coup, ça me décrispe vachement car je sais que j’ai droit à l’erreur); ça évite de scanner et imprimer les crayonnés (gain de temps considérable dont je suis très preneuse vu le peu de temps que j’ai à consacrer au boulot en ce moment); pas besoin de table lumineuse (encore un petit gain de temps, et d’électricité !). Enfin, j’aime beaucoup la texture du calque pour l’encrage : ce papier ne boit pas l’encre, ce qui permet un trait précis, mais il est juste assez texturé pour bien accrocher l’encre quand même et éviter des grosses tâches et autres coulure bien crades. Je scanne les encrages, et j’ajoute des aplats de gris (et/ou une touche de couleur) et les textes sur Photoshop. Et voilà!

Bref, voilà un article un peu plus technique pour changer! Promis, vous verrez bientôt cette planche finie 😀

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